Ne pas diagnostiquer la coarctation
J'ai expliqué qu'il est important que les nouveau-nés fassent l'objet d'un examen approfondi de leur petit cœur, même sans scanner coûteux.
J'ai ensuite raconté comment, pendant notre grossesse, notre enfant était surveillé par des scanners et qu'on nous avait dit que le bébé grandissait bien et qu'il n'y avait pas de problèmes à s'inquiéter.
Nous avons accouché par césarienne le 8 novembre 2006 à Windhoek, en Namibie. Le médecin qui a pratiqué la césarienne a déclaré que le bébé allait bien et qu'il allait sortir. Mon collègue, un illustre néonatologiste, le Dr Baard, passait par hasard pour voir ses nouveaux nés lorsqu'il a aperçu le nom de Baby Lwansa. Il s'est intéressé au sujet et a demandé à être dirigé vers ma femme. Après s'être présenté et avoir fait les civilités, il a demandé des nouvelles du bébé. Elle lui a répondu que le bébé allait bien. Il a ensuite demandé à voir notre fille. L'examen physique et la palpation des veines inguinales l'ont alerté sur une baisse de pression et ont immédiatement mis en évidence une coarctation. Dans les heures qui ont suivi, nous avons été évacués vers le Cap pour être examinés par une éminente chirurgienne cardothoracique pédiatrique, le Dr Susan Vosloo. Son cardiologue a effectué des scanners cardiaques approfondis qui ont confirmé la gravité de la situation. L'enfant a été ouvert le 9ème jour de sa naissance. L'opération s'est très bien déroulée. La fille a maintenant 18 ans et n'a subi aucune complication. La photo de profil que vous voyez est la mienne, à votre droite, et celle du pilote qui nous a fait décoller de Windhoek. Je devais le rencontrer au Sud-Soudan
L'importance de cet article est d'encourager les médecins et les sages-femmes à apprendre à palper.