Activités de plaidoyer auprès des Nations unies

Activités de plaidoyer auprès des Nations Unies

Influencer les politiques mondiales, les stratégies de développement et l'affectation des fonds, et tirer parti de notre statut consultatif auprès de l'ECOSOC aux Nations unies

Grâce à son statut consultatif officiel auprès de l'ECOSOC aux Nations unies (ONU), la Fédération mondiale du cœur peut participer aux réunions mondiales organisées par l'ONU, telles que les débats sur les Objectifs de développement durable et les réunions de haut niveau de l'ONU consacrées aux maladies non transmissibles et à la couverture sanitaire universelle.

La WHF tire parti de cette position stratégique pour plaider auprès des gouvernements en faveur de l'adoption de législations et de politiques plus strictes en matière de maladies cardiovasculaires (MCV) aux niveaux national, régional et mondial.

Réunions de haut niveau des Nations Unies

Les réunions de haut niveau sur les maladies non transmissibles (MNT) et la couverture sanitaire universelle (CSU), organisées par l’ONU, constituent une série de rencontres qui se tiennent depuis 2011 au siège de l’ONU à New York. Ces réunions de haut niveau rassemblent des chefs d’État et de gouvernement, des ministres de la Santé, des représentants de la société civile et de nombreuses autres parties prenantes. Elles permettent de maintenir les maladies non transmissibles et les maladies cardiovasculaires au rang des priorités de l’agenda mondial de la santé et offrent aux pays un forum pour rendre compte de leurs progrès et les évaluer par rapport à des objectifs mondiaux ambitieux en matière de santé.

Réunion de haut niveau (RHN) et Déclaration politique de 2011 En 2009, la Fédération mondiale du cœur, en collaboration avec l’Alliance contre les MNT et d’autres organisations de la société civile, a mené avec succès une campagne en faveur de l’organisation d’une Réunion de haut niveau (RHN) des Nations unies (ONU) sur les maladies non transmissibles (MNT). Cette RHN a marqué la première occasion où des chefs d’État et des ministres n’appartenant pas au secteur de la santé se sont réunis pour examiner l’épidémie mondiale de MNT.

Cette réunion s'est tenue le 19 septembre 2011 et a permis aux dirigeants mondiaux d'adopter laDéclaration politique des Nations unies sur la prévention et la lutte contre les maladies non transmissibles. Il s'agit là d'une avancée historique, qui a permis de placer les MNT et les MCV au centre de la scène internationale et de les inscrire dans le programme mondial de développement.

L'année suivante, lors de la 65e Assemblée mondiale de la Santé en 2012, les 194 États membres de l'OMS ont adopté un objectif historique visant àréduire de 25 % d'ici 2025 le nombre de décès prématurés dus aux maladies non transmissibles (« 25by25 »).

Réunion de haut niveau de 2014 et quatre objectifs assortis d'échéances Une deuxième réunion de haut niveau s'est tenue à New York en 2014. À cette occasion, les États membres ont pris quatre engagements assortis d'échéances afin de contribuer à la réalisation des objectifs « 25by25 » :

Envisager de fixer des objectifs nationaux en matière de maladies non transmissibles pour 2025.

Il convient d'envisager l'élaborationde politiques et de plans nationaux multisectorielsafin d'atteindre les objectifs nationaux d'ici 2025.

Réduire les facteurs de risque liés aux maladies non transmissibles, en s'appuyant sur les orientations définies dansle Plan d'action mondial de l'Organisation mondiale de la santé (OMS)pour la prévention et la lutte contre les maladies non transmissibles.

Renforcer les systèmes de santéafin de lutter contre les maladies non transmissibles grâce à des soins de santé primaires centrés sur la personne et à une couverture sanitaire universelle, en s'appuyant sur les orientations définies dans le Plan d'action mondial de l'OMS contre les maladies non transmissibles.

2018 HLM

Lors de la réunion de haut niveau de 2018, les États membres ont fait le point sur les progrès accomplis en matière de maladies non transmissibles, tant au niveau national qu’à l’échelle mondiale, ainsi que sur la mise en œuvre des quatre engagements assortis d’échéances. Compte tenu de l’ampleur de l’épidémie mondiale de maladies non transmissibles, les progrès réalisés à ce jour sont insuffisants et des mesures urgentes s’imposent.

Réunion de haut niveau de 2019 sur la couverture sanitaire universelle

Lors de la première réunion de haut niveau sur la couverture sanitaire universelle (CSU), les dirigeants mondiaux ont adopté la premièreDéclaration politique des Nations unies sur la couverture sanitaire universelle. Fruit de plusieurs mois de débats et de compromis, ce texte, bien que son contenu ne puisse être considéré comme parfait, constitue l'ensemble d'engagements en matière de santé le plus complet jamais adopté à ce niveau et offre un cadre d'action pour la CSU.

La WHF a saisi cette occasion historique pour organiser, lors de son premier événement parallèle officiel au siège des Nations Unies, une table ronde avec les ministres des Finances sur les politiques budgétaires en matière de santé et le financement de la couverture sanitaire universelle (CSU). Alors que d’autres organisations réitéraient, juste devant la porte, leurs appels à un meilleur engagement de la part des décideurs financiers, la WHF joignait le geste à la parole en réunissant autour d’une même table les ministres des Finances de l’Ukraine et de la Barbade, le ministre norvégien de la Santé et des représentants de la communauté mondiale de la santé.

Objectifs de développement durable

L'Agenda 2030 pour le développement durable(« Agenda 2030 ») est la principale stratégie mondiale en matière de développement. Il a été adopté en septembre 2015 par les dirigeants mondiaux lors d'un sommet des Nations unies à New York afin d'éradiquer l'extrême pauvreté, de lutter contre les inégalités et l'injustice et de protéger la planète. L’Agenda 2030 et lesObjectifs de développement durable(ODD) qui l’accompagnent sont officiellement entrés en vigueur le 1er janvier 2016 et s’étendent sur une période de 15 ans.

Les ODD ont été adoptés à l’issue d’un processus inclusif associant les gouvernements, le monde universitaire, le secteur privé et la société civile. La Fédération mondiale du cœur et ses membres ont vivement plaidé en faveur de l’intégration des maladies non transmissibles (MNT) et des maladies cardiovasculaires (MCV) dans l’Agenda 2030, celles-ci ayant été omises desObjectifs du Millénaire pour le développement (OMD) de 2000 à 2015.

Dans les ODD, la santé correspond à l’objectif n° 3, intitulé : «Assurer une vie saine et promouvoir le bien-être de tous, à tout âge ». L’objectif n° 3 comprend 9 cibles, dont la cible 3.4 : «Réduire d’un tiers la mortalité prématurée due aux maladies non transmissibles grâce à la prévention et au traitement, et promouvoir la santé mentale et le bien-être ».

Les 193 pays qui composent l'ONU ont tous ratifié l'Agenda 2030, ce qui signifie qu'ils se sont engagés à mobiliser des ressources, à mettre à disposition leur expertise et à coopérer pour prévenir et lutter contre les maladies cardiovasculaires et les autres maladies non transmissibles.

Les États membres n’ont jamais été aussi fortement incités à agir face à l’épidémie mondiale de maladies cardiovasculaires. Il est désormais essentiel que les gouvernements prennent des mesures pour atteindre les objectifs fixés dans l’Agenda 2030, tant en matière de maladies non transmissibles que de santé en général. Pour atteindre ces objectifs sanitaires, il faut réaliser plusieurs autres ODD, tels que ceux relatifs à l’égalité des sexes, à la lutte contre la faim et à l’urbanisation ; il est donc vital que nous agissions en partenariat, et non de manière isolée.

Par ailleurs, les Objectifs de développement durable constituent un cadre commun tant sur le plan des discours que des actions, et la WHF en tire pleinement parti dans sastratégie de plaidoyer 2019-2022. Découvrez comment nous encourageons et soutenons la réduction des facteurs de risque des maladies cardiovasculaires et de leurs déterminants sous-jacents, en tant qu’investissement en faveur des ODD et des objectifs de la couverture sanitaire universelle dans des domaines politiques transversaux.