LeHeart Caféaccueillera les participants au congrès avec du café et du thé, et nous vous invitons à nous rejoindre pour une série de débats interactifs sur des thèmes clés liés aux maladies cardiovasculaires, aux maladies non transmissibles et à la santé mondiale.
Lieu : Scène du Heart Café – « Lounge & Learn », Hall B
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Samedi 4 mars 2023
Améliorer l'observance : le potentiel des traitements combinés à dose fixe
Jusqu’à 50 % des patients à qui l’on prescrit des médicaments pour la prévention primaire des maladies coronariennes, et 34 % de ceux à qui l’on prescrit des médicaments pour la prévention secondaire, ne respectent pas leur traitement. Améliorer l’observance thérapeutique permettrait donc d’éviter un nombre important d’événements cardiovasculaires et de décès évitables. Cette session abordera les enjeux liés à l’amélioration de l’observance et la manière dont les professionnels de santé peuvent aider les patients à mieux respecter leur traitement. Une attention particulière sera accordée aux traitements combinés à dose fixe. Ces traitements, associant des statines et des antihypertenseurs, avec ou sans aspirine, administrés sous la forme d’un seul comprimé, peuvent réduire considérablement le risque d’infarctus du myocarde et d’accident vasculaire cérébral. Il a également été démontré que les associations médicamenteuses à dose fixe (FDC), ou « polypill », améliorent l’observance des traitements cardiovasculaires préventifs essentiels. Les intervenants examineront les raisons pour lesquelles la mise en œuvre des FDC a été lente, malgré des preuves de plus en plus nombreuses de leur efficacité et de leur potentiel à améliorer l’observance et les résultats globaux.
Mobiliser les moyens de la santé publique pour enrayer la progression de l'obésité
L'obésité est largement reconnue comme un problème majeur de santé publique. À l'échelle mondiale, les taux d'obésité ne cessent d'augmenter et les projections actuelles indiquent que près de 2,7 milliards d'adultes pourraient être en surpoids ou obèses d'ici 2025. Les personnes en surpoids ou obèses présentent un risque accru de morbidité et de mortalité cardiovasculaires. L’augmentation de la masse graisseuse, en particulier la graisse viscérale et abdominale, est liée au risque cardiovasculaire et aux maladies cardiovasculaires par le biais de multiples mécanismes physiopathologiques directs et indirects. L’obésité est une pathologie complexe déclenchée par des causes interdépendantes, allant de la génétique aux dysfonctionnements des systèmes alimentaires, en passant par la précarité sociale. Malgré ces complexités, la majeure partie du débat public actuel attribue la responsabilité uniquement à l’individu. Or, une approche impliquant l’ensemble de la société est nécessaire pour réduire l’exposition aux acteurs et activités commerciaux nuisibles à la santé, afin de créer un environnement plus sain pour tous. Le panel discutera de l’efficacité des stratégies existantes, notamment l’élimination des acides gras trans, l’étiquetage sur le devant des emballages et les taxes sur les boissons sucrées, et mettra en évidence les domaines dans lesquels des efforts supplémentaires sont nécessaires.
La maladie de Chagas et l'insuffisance cardiaque : mettre en lumière une pathologie négligée
Autrefois exclusivement présente en Amérique latine, la maladie de Chagas est devenue, au cours des dernières décennies, un problème de santé publique de plus en plus mondial, puisqu’elle a été détectée en Europe, aux États-Unis d’Amérique et dans certains pays d’Afrique, du Moyen-Orient et du Pacifique, en raison des mouvements migratoires. Environ 30 % des personnes infectées développeront une cardiomyopathie de Chagas, dont une proportion importante évoluera vers une insuffisance cardiaque. Souvent sous-diagnostiquée par les professionnels de santé, y compris les cardiologues, cette session examine les principales lacunes dans nos connaissances concernant la prise en charge et le traitement de l’insuffisance cardiaque chagasienne, tout en discutant des priorités en matière de recherche.
Dimanche 5 mars 2023
Pollution atmosphérique et santé cardiovasculaire : comment relever un défi mondial
Selon l’Organisation mondiale de la santé, la pollution atmosphérique cause environ 7 millions de décès chaque année dans le monde, ce qui en fait le plus grand risque sanitaire lié à l’environnement à l’échelle mondiale. Environ la moitié de ces décès sont dus à des maladies cardiaques et à des accidents vasculaires cérébraux. S’attaquer à ce problème permettra non seulement de limiter le fardeau croissant des maladies non transmissibles et la pression qu’elles exercent sur les systèmes de santé, mais aussi de soutenir les progrès vers la réalisation de plusieurs ODD et la mise en place d’une couverture sanitaire universelle d’ici 2030. Rejoignez notre table ronde d’experts locaux et internationaux pour discuter des impacts transversaux de la pollution atmosphérique sur la santé cardiaque et des mesures concrètes qui peuvent être prises à tous les niveaux pour améliorer la qualité de l’air.
Complications cardiovasculaires et grippe : la vaccination est-elle la solution ?
De plus en plus de données montrent l’existence de liens entre les infections respiratoires (qu’il s’agisse de la grippe ou d’une pneumonie à pneumocoques) et l’incidence des infarctus aigus du myocarde ou des décès d’origine cardiovasculaire. Des complications cardiovasculaires et des décès surviennent chez les populations vulnérables lors des épidémies de grippe, ce qui signifie que les patients atteints de maladies cardiovasculaires chroniques sont particulièrement exposés à ce risque pendant cette période. Le groupe d’experts examine le recours à la vaccination antigrippale en tant que stratégie efficace pour réduire l’incidence des infections respiratoires et des complications cardiovasculaires, la manière dont les professionnels de santé peuvent mobiliser leurs patients et les sensibiliser aux avantages de la vaccination antigrippale, ainsi que les modèles de prise en charge susceptibles de faciliter l’adhésion à la vaccination chez les patients à risque.
Lundi 6 mars 2023
Genre et santé cardiovasculaire : pourquoi les femmes sont-elles laissées pour compte ?
Les maladies cardiovasculaires (MCV) restent l’une des principales causes de décès chez les femmes dans de nombreux pays. Cependant, elles sont souvent sous-diagnostiquées et sous-traitées. La sous-représentation des femmes dans la recherche reste un obstacle à l’identification, à la prise en charge et à la prévention des MCV chez les femmes. L’absence d’études suffisantes sur les MCV chez les deux sexes a conduit à une prise en charge souvent sous-optimale de ce groupe. Cela fait peser un lourd fardeau sur la santé des femmes et menace les filles, les femmes et les communautés les plus vulnérables à travers le monde. Les MCV touchent les filles et les femmes qui restent exposées en raison d’inégalités sociales, de genre et économiques persistantes, ainsi que d’inégalités généralisées en matière d’accès à l’information sanitaire, à des soins adaptés et aux technologies permettant de sauver des vies.
Comment renforcer les systèmes de santé : les enseignements tirés de la pandémie de COVID-19
La pandémie de COVID-19 a eu des conséquences dévastatrices sur le plan physique, mental et financier pour les millions de personnes atteintes de maladies cardiovasculaires (MCV), car celles-ci présentent un risque accru de forme grave et de décès liés au SARS-CoV-2. De plus, de nouvelles données suggèrent que le fait de survivre à un épisode aigu de COVID-19 pourrait également entraîner un risque accru de développer des maladies cardiovasculaires. Les pays doivent prendre des mesures transformatrices pour mettre en place des systèmes de santé et un personnel de santé plus solides et plus résilients, capables de mieux prévenir les chocs futurs, de s’y préparer et d’y répondre, tout en maintenant les services de santé essentiels pour les personnes atteintes de maladies cardiovasculaires. Nous examinons les moyens par lesquels les systèmes de santé peuvent renforcer leur résilience.