Heart Café à l'ACC.23/WCC

Du 4 au 6 mars 2023 – La Nouvelle-Orléans, États-Unis

LeHeart Caféaccueillera les participants au congrès avec du café et du thé, et nous vous invitons à nous rejoindre pour une série de débats interactifs sur des thèmes clés liés aux maladies cardiovasculaires, aux maladies non transmissibles et à la santé mondiale.

Lieu : Scène du Heart Café – « Lounge & Learn », Hall B

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Samedi 4 mars 2023

10 h 00 – 11 h 00

Améliorer l'observance : le potentiel des traitements combinés à dose fixe

Jusqu’à 50 % des patients à qui l’on prescrit des médicaments pour la prévention primaire des maladies coronariennes, et 34 % de ceux à qui l’on prescrit des médicaments pour la prévention secondaire, ne respectent pas leur traitement. Améliorer l’observance thérapeutique permettrait donc d’éviter un nombre important d’événements cardiovasculaires et de décès évitables. Cette session abordera les enjeux liés à l’amélioration de l’observance et la manière dont les professionnels de santé peuvent aider les patients à mieux respecter leur traitement. Une attention particulière sera accordée aux traitements combinés à dose fixe. Ces traitements, associant des statines et des antihypertenseurs, avec ou sans aspirine, administrés sous la forme d’un seul comprimé, peuvent réduire considérablement le risque d’infarctus du myocarde et d’accident vasculaire cérébral. Il a également été démontré que les associations médicamenteuses à dose fixe (FDC), ou « polypill », améliorent l’observance des traitements cardiovasculaires préventifs essentiels. Les intervenants examineront les raisons pour lesquelles la mise en œuvre des FDC a été lente, malgré des preuves de plus en plus nombreuses de leur efficacité et de leur potentiel à améliorer l’observance et les résultats globaux.

Sarah Kraus
Sarah Kraus Université du Cap
Fernando Lanas
Fernando Lanas Université de la Frontera
Elijah Ogola
Elijah Ogola Société panafricaine de cardiologie
Thomas Gaziano
Thomas Gaziano Modérateur Fédération mondiale du cœur
12 h 00 – 13 h 00

Mobiliser les moyens de la santé publique pour enrayer la progression de l'obésité

L'obésité est largement reconnue comme un problème majeur de santé publique. À l'échelle mondiale, les taux d'obésité ne cessent d'augmenter et les projections actuelles indiquent que près de 2,7 milliards d'adultes pourraient être en surpoids ou obèses d'ici 2025. Les personnes en surpoids ou obèses présentent un risque accru de morbidité et de mortalité cardiovasculaires. L’augmentation de la masse graisseuse, en particulier la graisse viscérale et abdominale, est liée au risque cardiovasculaire et aux maladies cardiovasculaires par le biais de multiples mécanismes physiopathologiques directs et indirects. L’obésité est une pathologie complexe déclenchée par des causes interdépendantes, allant de la génétique aux dysfonctionnements des systèmes alimentaires, en passant par la précarité sociale. Malgré ces complexités, la majeure partie du débat public actuel attribue la responsabilité uniquement à l’individu. Or, une approche impliquant l’ensemble de la société est nécessaire pour réduire l’exposition aux acteurs et activités commerciaux nuisibles à la santé, afin de créer un environnement plus sain pour tous. Le panel discutera de l’efficacité des stratégies existantes, notamment l’élimination des acides gras trans, l’étiquetage sur le devant des emballages et les taxes sur les boissons sucrées, et mettra en évidence les domaines dans lesquels des efforts supplémentaires sont nécessaires.

Modou Jobe
Modou Jobe École d'hygiène et de médecine tropicale de Londres
Dorairaj Prabhakaran
Dorairaj Prabhakaran Fondation indienne pour la santé publique
Philip Schauer
Philip Schauer Université d'État de Louisiane
Mariachiara Di Cesare
Mariachiara Di Cesare Modératrice Université d'Essex
15 h 00 – 16 h 00

La maladie de Chagas et l'insuffisance cardiaque : mettre en lumière une pathologie négligée

Autrefois exclusivement présente en Amérique latine, la maladie de Chagas est devenue, au cours des dernières décennies, un problème de santé publique de plus en plus mondial, puisqu’elle a été détectée en Europe, aux États-Unis d’Amérique et dans certains pays d’Afrique, du Moyen-Orient et du Pacifique, en raison des mouvements migratoires. Environ 30 % des personnes infectées développeront une cardiomyopathie de Chagas, dont une proportion importante évoluera vers une insuffisance cardiaque. Souvent sous-diagnostiquée par les professionnels de santé, y compris les cardiologues, cette session examine les principales lacunes dans nos connaissances concernant la prise en charge et le traitement de l’insuffisance cardiaque chagasienne, tout en discutant des priorités en matière de recherche.

Luis Echeverria
Luis Echeverria Fondation cardiovasculaire de Colombie
Rachel Marcus
Rachel Marcus Hôpital Medstar Union Memorial
Antonio Ribeiro
Antonio Ribeiro Université fédérale de Minas Gerais
Saate Shakil
Saate Shakil Université de Washington
Daniel Piñeiro
Daniel Piñeiro Modérateur Fédération mondiale du cœur